Le Gouvernement amorce la fin du diesel

Ca y est : le Gouvernement a décidé de supprimer les avantages accordés jusque maintenant aux véhicules propulsée au diesel. L’exception française en la matière va progressivement prendre fin, au profit d’un tarif unique pour l’essence et le diesel.

Une convergence progressive de la fiscalité essence-diesel

taxe_voiture

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La fiscalité préférentielle pour les véhicules au diesel va prendre fin d’ici 5 ans. En 2022, le Gouvernement aura en effet totalement indexé le montant des taxes du diesel sur celui des taxes sur l’essence. La convergence essence-diesel va avoir pour effet de réajuster les prix entre ces deux carburants. Ce rattrapage va se faire progressivement d’ici à la fin du quinquennat, poursuivant les mesures déjà mises en place par le précédent gouvernement.

Edouard Philippe, le Premier Ministre, a annoncé cette mesure lors de sa Déclaration de politique générale, en annonçant que cette mesure a pour objectif de permettre d’une part un rééquilibrage entre moteurs essence et diesel au sein du parc automobile français, et d’autre part de réajuster la fiscalité en augmentant les recettes liées à la TICPE.

Des adaptations à prévoir pour les constructeurs

La mise en place progressive de cette mesure va permettre aux constructeurs automobiles, premiers concernés par ce changement, d’adapter leur production et leur gamme. En effet, les constructeurs, notamment français, privilégient encore aujourd’hui ce mode de propulsion au sein de leurs véhicules, même pour les plus récents.

Cette mesure annoncée est un soulagement pour les associations de protection de l’environnement, qui dénoncent depuis des années les dangers liés au diesel. L’agence France Santé Publique, a elle aussi fait savoir que cette décision était une bonne nouvelle à terme pour la santé des français.

Les moteurs diesel sont en effet décriés depuis des années pour leur contribution à la pollution aux particules fines, ces éléments microscopiques qui pénètrent profondément dans nos poumons et sont accusés de provoquer décès et problèmes respiratoires.

Tous ces acteurs regrettent toutefois que la prise de conscience des dangers du diesel ait été si tardive de la part des pouvoirs publics, et regrettent aussi le calendrier, qui court jusqu’en 2022. Le diesel n’est pas encore prêt de disparaitre complètement. Mais il faut cependant noter que le diesel, longtemps privilégié par les français (il représente encore 60% du parc automobile dans notre pays) est aujourd’hui dépassé par l’essence pour les demandes d’immatriculation de voitures neuves.